Réseau des villes en transition :
Prenons les choses en main pour :
s’alimenter avec des produits locaux, saisonniers et sains – si possible participer à leurs productions
se déplacer et se chauffer avec moins d’énergie
encourager les commerces, artisans et emplois locaux
Multiplier les liens et améliorer la convivialité dans les quartiers
proposer des orientations pour la santé, l’économie locale, la rénovation des bâtiments, l’éco-construction etc….
Le réseau des « Villes en transition » est un mouvement citoyen impliquant les populations locales et visant à assurer la « résilience » du territoire ( capacité à absorber des changements et à s’y adapter ), utilisant et rassemblant la créativité, la solidarité et la volonté collective.
Pourquoi agir ?
La raréfaction du pétrole, les premières manifestations du changement climatique et la crise du modèle économique mondial montrent que nos modes de vie actuels ne sont pas généralisables et donc durables .
Le pic de pétrole conventionnel est déjà atteint : les réserves diminuent, le pétrole sera plus rare et plus cher. Par contre les besoins ne cessent d’augmenter. Nous dépendons du pétrole pour presque tout : alimentation, transports, chauffage, fibres synthétiques, emballages, plastiques……
Contrairement à la crainte individuelle, l’action collective des citoyens est toujours significative et utile.
Qu’est-ce que la résilience ?
La résilience est la capacité d’un système ( écosystème, système économique, famille, ville, pays,…) à absorber des changements perturbants, à s’y adapter et à se réorganiser rapidement. Le capitalisme a eu, jusqu’à présent, une étonnante capacité de résilience, mais il a vraisemblablement atteint ses limites.
Sachant que nous allons vivre des changements majeurs à l’avenir, nous devons travailler à améliorer la résilience locale, c’est-à-dire développer notre capacité à assurer nos besoins en toutes circonstances, alors que les ressources mondiales seront moins accessibles ou disponibles.
Comment faire ?
Relocaliser : s’appuyer davantage sur nos ressources locales c’est relocaliser nos modes de vie.
Anticiper et se donner le temps de transition peut-être l’occasion de resserrer les liens au sein de la population et de développer de nouveaux modes de gestion et de nouveaux talents, dans les domaines de :
l’agriculture – l’énergie et l’habitat – les déplacements – la santé – l’habillement – les loisirs, l’éducation et la culture
Faire pousser, produire, acheter, vendre et répondre à nos besoins, plus près de chez soi et de manière soutenable, sont des moyens accessibles à tous pour s’éloigner de la dépendance du pétrole, réduire les distances et favoriser une économie locale.
Des exemples :
maintien du classement des terres agricoles, constitution d’A M A P
protection et développement des jardins familiaux, jardins partagés, consom’action, S E L
résistance à l’agression publicitaire, fabrication, réparation d’objets
chauffage urbain en biomasse
habitats pour populations vieillissantes intégrant les services de proximité et les services médicaux
création de pistes cyclables sur tout le territoire
monnaies locales,
éco-constructions, constructions communes